Visite à la Commission européenne : l’Union européenne, une réponse aux défis d’aujourd’hui

Cette semaine, j’ai eu l’occasion de visiter la Commission européenne avec mes collègues de la Commission des Affaires économiques. Je pense qu’il est primordial d’assurer des liens étroits entre les élus nationaux et les institutions européennes. En effet, notre travail est complémentaire et se nourrit d’une meilleure connaissance mutuelle : la France ne peut réussir sans une action concertée avec la Commission européenne et ses services.

J’ai bien conscience que l’Union européenne peut parfois paraître distante. En réalité pourtant, elle prend des décisions qui ont des conséquences très visibles dans notre vie quotidienne : fin des frais d’itinérance téléphoniques, interdiction des plastiques à usage unique ou seuils de pollution plus protecteurs. Voilà autant de sujet sur lesquels l’Europe avance et agit concrètement pour les citoyens.

 

Nous avons pu rencontrer les services en charge de la concurrence. Ceux-ci jouent un des rôles les plus importants dans l’Union. Ils doivent garantir que le marché bénéficie à tous les citoyens en faisant respecter des règles d’une concurrence libre et non-faussée. La récente amende d’1,5 milliards d’euros infligée à Google témoigne de leur détermination. Alors que la compétition internationale est de plus en plus forte et que certaines entreprises tentent d’échapper aux principes de concurrence loyale et de justice fiscale, l’action de la Commission est cruciale.

Cette démarche s’inscrit parfaitement dans celle du Gouvernement et de la majorité : nous voterons bientôt une taxe sur les grandes entreprises du numérique qui vise à lutter contre les pratiques fiscales abusives. La Commission avait soutenu une telle taxe au niveau européen et je ne perds pas espoir sur notre capacité à la déployer au niveau de l’Union.

J’ai également échangé avec M. Ristori, directeur général en charge de l’énergie. L’Union européenne joue un rôle moteur dans la transition écologique. C’est au niveau européen que nous avons fixé nos objectifs en matière de réduction des gaz à effet de serre et de transition vers le renouvelable. C’est aussi un partenaire pour notre filière énergétique. Sur des sites comme celui de la centrale de Cordemais, l’UE pourra apporter des financements et une expertise. Nous devons nous saisir des opportunités que nous donnent l’Union européenne pour opérer une transition vers un modèle écologiquement responsable qui préserve nos emplois.

 

Enfin, j’ai pu m’entretenir avec le Commissaire européen en charge de l’économie, M. Pierre Moscovici. Dans un contexte international où la concurrence internationale est toujours plus féroce et où des Etats tentent de rompre avec le libre-échange, l’Union européenne doit nous permettre d’apporter une réponse forte à ces défis. En assurant la compétitivité de nos entreprises, en faisant respecter des normes plus justes et plus propres, en négociant avec le poids de l’ensemble des pays, nous pourrons faire de la France un pays gagnant dans la mondialisation.

A l’approche des élections européennes, cette visite renforce ma conviction que l’Union européenne est la seule réponse aux grands enjeux de notre temps. Commerce international, migrations, changement climatique : c’est en agissant de concert avec nos partenaires européens que nous pourrons assurer un avenir meilleur pour l’ensemble des citoyens. A l’heure où certains prônent le repli nationaliste et la fin de l’Union européenne, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser le 26 mai pour soutenir les progressistes européens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *