Question d’Actualité au Gouvernement : Plan de lutte contre les violences conjuguales et sexuelles

Campagne Sos Femmes Battues. | DR

 

Ma question s’adresse à Madame la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes.

Madame la Ministre,

Je tenais à saluer l’action et l’efficacité du Gouvernement qui a travaillé dès la première année de son mandat à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, et plus globalement pour l’égalité femme-homme. Depuis les révélations de l’« affaire Weinstein » et les innombrables témoignages du mouvement « Me too », les consciences se sont éveillées.

Votre loi, même si elle ne saurait régler à elle seule le problème des violences faites aux femmes, est un grand pas en avant. Nous avons pu en voir une application concrète le 25 septembre dernier dans l’Essonne.

Aujourd’hui, une autre urgence demeure. Un fléau qui gangrène nos foyers et qui touche l’intimité de nos couples. Je pense à ce qui a été mis en lumière par la tragique histoire de Jacqueline Sauvage : les violences conjugales.

Vous avez-vous-même, Madame la Ministre, lancé un Grand Plan de lutte contre les violences conjugales hier matin et dévoilé en partie les contours de mesures qui s’annoncent ambitieuses. Ne rien laisser passer, tel doit être notre mot d’ordre.

La semaine dernière, de nombreuses personnalités ont pris position derrière Muriel Robin pour alerter l’opinion publique et demander que des solutions soient trouvées.

Et pour cause. Tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint. 123 ont perdu la vie l’année dernière et près de 225 000 autres ont été victimes de ces violences. Cette tribune, j’imagine l’avez-vous lue, est glaçante. Et son message sans appel : « Sauvons celles qui sont encore vivantes ».

Le Président de la République a déclaré l’égalité entre les femmes et les hommes « grande cause du quinquennat ». Pourtant, d’ici la fin de l’année, c’est près de 800 Téléphones Grave Danger qui devraient être délivrés par les procureurs de la République. Ce sont bien là des chiffres « que l’on ne veut pas voir », ceux d’un féminicide qui se déroule sous nos yeux.

Cette hécatombe conjugale ne peut nous laisser de marbre. Et ce vibrant appel doit nous pousser, nous, la représentation nationale, à mettre un terme à cette énumération macabre.

Ma question, Madame la Ministre, sera donc la suivante : quelles mesures concrètes ce plan de lutte va-t-il mettre en place pour sauver nos sœurs, nos filles et nos mères ?

Je vous remercie.

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