Barbara Pompili et Anne-France Brunet débattent de la biomasse

La biomasse pourra-t-elle sauver la centrale thermique de Cordemais et offrir de nouvelles opportunités au territoire ?

Lancé il y a deux ans par EDF, le projet Ecocombust dessine un avenir hors charbon pour la centrale de Cordemais. Le dernier essai de combustion avec un mix 80 % biomasse – 20 % charbon s’est révélé concluant sur le plan technique (lire PO du 15 juin).

Mais encore faut-il maintenant dégager un modèle économique et écologique durable et rentable. C’est tout le sens de la réunion organisée ce jeudi 21 juin à l’hippodrome de Cordemais par la députée LaRem de la 3e circonscription Anne-France Brunet. Elle vient nourrir le débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PEE). « J’ai initié ce débat, avec EDF, les salariés, les professionnels du secteur, les financeurs, car la biomasse était absente de la PPE. La biomasse est neutre en carbone et est stockable. Elle peut répondre à la transition énergétique de Cordemais et peut avoir de nombreux débouchés. Mais avant cela, il faut construire une vraie filière, identifier les volumes nécessaires, le sourcing, les approvisionnements et la transformation des déchets verts en black pellets », explique la députée.

« Ça vaut la peine d’être regardé »

« Ce qui se passe ici vaut la peine d’être regardé et soutenu », renchérit Barbara Pompili, présidente de la commission développement durable de l’Assemblée nationale, invitée à conclure les débats. « Nous sommes dans un moment de transition énergétique à l’échelle mondiale. Et il faut parvenir à se passer au plus vite des énergies fossiles ». Le gouvernement a fixé l’échéance à 2022 pour le charbon. Un objectif que les deux élues ne veulent pas, pour le moment, remettre en cause. « Quand on aura commencé à construire un plan de développement, on pourra voir s’il faut ou non un moratoire », estime Anne-France Brunet.

Une première

De son côté, Barbara Pompili souligne l’importance de ces débats : « C’est la première fois que l’on parle avec les acteurs du secteur et les habitants pour choisir les futures énergies. Mais toute transition risque de faire de dégâts si on ne la prépare pas bien. Dans le Nord-Pas de Calais, ma région, la fermeture des mines a été un drame car rien n’a été fait pour préparer le territoire ».

Retrouvez l’article original de Presse Ocean du 21 Juin 2018.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *