One Planet Summit : la finance au service de l’action climatique

Logo du One Planet Summit : Parce que c'est notre planète !
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Nous avons fêté hier, le 11 décembre 2017, les 20 ans du protocole de Kyoto. Les pays membres de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques décident que la Convention devait être agrémentée d’un accord avec des exigences plus strictes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

La Convention prit effet en 1994 et en 1995 les gouvernements avaient entamé des négociations pour un protocole, un accord international lié à la Convention existante, mais autonome. Le texte du Protocole de Kyoto fut adopté à l’unanimité en 1997. Il avait pour objectif de réduire les émission de gaz à effet de serre à travers la mise en place d’objectifs légalement contraignants. Ces objectifs vont de -8% à +10% par rapport aux émissions individuelles des pays en 1990 « en vue de réduire leurs émissions globales d’au moins 5% par rapport aux niveaux de 1990 dans la période d’engagements 2008 à 2012.

5 ans plus tard, le Président Jacques Chirac prononcera au IVe sommet pour le climat (Johannesbourg) un discours reconnaissant l’action de l’homme sur la nature et l’indifférence des nations.

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer, et nous refusons de l’admettre. L’humanité souffre. Elle souffre de mal-développement, au Nord comme au Sud, et nous sommes indifférents. La Terre et l’humanité sont en péril, et nous en sommes tous responsables. »

Ce 12 décembre 2017 marque les 2 ans des Accords de Paris. A l’occasion de la COP21 dans notre pays, 195 pays ont renforcé cette volonté internationale à protéger l’environnement en fixant comme objectif une limitation du réchauffement mondial entre 1,5 °C et 2 °C d’ici 2100. L’accord, qui doit être validé par les parlements des pays participants pour entrer en vigueur en 2020, prévoit une augmentation du budget du fonds vert pour le climat, avec un plancher de 100 milliards de dollars par an : un nouveau plancher sera fixé en 2025. L’un des objectifs du texte est la réorientation de l’économie mondiale vers un modèle à bas carbone, ce qui implique un abandon progressif des énergies fossiles.

A la suite de l’annonce de Donald Trump de se retirer des accords, j’ai immédiatement regretté cette décision, la considérant comme une lourde erreur et la négation d’une évidence : l’homme détruit sa planète. Nous devrions tout faire pour la protéger en ayant une pensée globale exempte d’égoïsme.

2 ans après les Accords de Paris, Emmanuel Macron a souhaité la tenue d’un point d’étape à travers un nouveau sommet climat particulièrement orienté vers le financement des mesures climatiques, pour les acteurs publics comme privés. Ce sommet appelé “One Planet Summit” sera présidé par Emmanuel Macron ainsi que Jim Yong Kim, président du Groupe Banque mondiale et Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU. Des leaders internationaux et des citoyens engagés étaient présents.

Pour identifier des solutions concrètes et les mettre en oeuvre, 4 tables rondes ont été organisées :

  • Changer l’échelle de la finance pour l’action climat
  • Verdir la france en faveur d’une économie durable
  • Accélérer l’action locale et régionale en faveur du climat
  • Renforcer les politiques publiques pour la transition écologique et solidaire

Je suis particulièrement heureuse que les acteurs de la finance se mobilisent pour la préservation de la planète et la transition écologique. Ce sont notamment 12 projets qui seront présentés pour s’orienter vers des énergies moins carbonées, renforcer l’adaptation face au changement climatique et les capacités.

Emmanuel Macron au « One Planet Summit » | Philippe Wojazer/AFP via Getty Images

Emmanuel Macron a prévenu que nous étions en train de perdre la bataille contre le réchauffement climatique. “On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas”. Il a également souhaité que les avancées soient plus rapides “On ne va pas assez vite, et c’est ça le drame”.

Parmi les solutions envisageable : la captation du CO2 des centrales thermiques à charbon. En plus de l’utilisation de la biomasse pour diminuer l’apport en charbon c’est une des options choisies à Cordemais pour diminuer l’impact environnemental tout en continuant à apporter de l’énergie à notre région qui est dépendante de cette centrale.

Fil rouge et priorité de mon mandat, je travaille en étroite collaboration avec mes collègues français et allemands pour assurer la transition de la centrale de Cordemais en développant les alternatives au charbon.

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