Communiqué de Presse : Clôture des Assises Nationales de la Pyrogazéification

1ères Assises Nationales de la Pyrogazéification
Clôture des Assises par Madame Anne-France BRUNET

Je suis invitée à clore les travaux engagés lors des premières Assises Nationales de la Pyrogazéification, à Rennes le 27 septembre 2018.

Une présence attendue par les professionnels du club Pyrogazéification, notamment avec ma participation active pour la clarification de cette technologie de rupture qui entraine la filière gaz renouvelable vers l’objectif 2050.

Schéma de la méthode de la pyrogazéification

Vice-présidente du groupe d’études énergies vertes et membre du groupe « Enjeux économiques de la filière industrielle énergétique » à l’Assemblée nationale, j’ai également intégré le Conseil supérieur de l’énergie (CSE).

Pour cette filière, mon implication est transversale et commence sur le terrain avec ma participation augroupe d’études « Forêt, bois, nouveaux usages et industries du bois ». Cela m’a permis decomprendre les filières d’approvisionnement en combustible, structurées autour de différentes formesde biomasses.

La biomasse, dont j’ai fait un axe majeur de mon action nationale et en circonscription, avec l’organisation le 21 juin 2018, à Cordemais d’un débat public labellisé par la Commission nationale dudébat public (CNDP) dans le cadre de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) sur le thème de « l’écosystème de la biomasse »

C’est au titre de mes engagements pour l’énergie et tout particulièrement dans la cadre de ma vice-présidence de la mission relative aux freins à la transition énergétique que je viendrais préciser  mes attentes aux professionnels de cette filière, à quelques mois de la version définitive de la PPE.

Pour moi, cette filière s’inscrit au cœur de la transition énergétique et de l’économie circulaire en adressant une triple problématique à nos territoires :

  1. Recycler et valoriser une grande variété d’intrants, grâce à des technologies diversifiées et adaptables au contexte de chaque territoire. Certains gisements ne trouvent en effet que peu (ou pas) de voies de valorisation alternatives satisfaisantes.
  2. Produire de manière décentralisée un gaz renouvelable (ou de récupération), interchangeable avec le gaz naturel, bénéficiant de toute la flexibilité des réseaux et permettant une diversité des usages.
  3. Contribuer efficacement à la réduction des émissions de GES ainsi qu’aux problèmes locaux de santé publique.

Les Assises viennent à point nommé pour étayer l’étude qui estime qu’en 2050, il sera possible de couvrir 100% de la consommation de gaz à partir de ressources renouvelables1 comme la pyrogazéification, la méthanisation ou le power-to-gas.

Le potentiel de gaz injectable issu des procédés de pyrogazéification pourrait atteindre de 65 à 140 TWh en 2050, soit environ 1/3 de la production de biométhane envisagée à cette échéance (10 à 20 TWh dès 2028-2030).

Les premiers projets industriels sont d’ores et déjà opérationnels en Europe et attendus en France dès 2020-2021, compte-tenu de la forte mobilisation du tissu industriel français et des acteurs locaux.

Je vais suivre avec attention les évolutions portées par la filière Pyrogazéification. Mon objectif est de rapidement concrétiser des propositions, réalisées à partir des travaux organisés autour des comités techniques dont je vais proposer la mise en place.

Un bilan d’opération est prévu en mars 2019, lors des Assises Energies Innovations Environnement que j’organiserais sur ma circonscription.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *