Centrale EDF de Cordemais : L’innovation au service de la technologie

Le 6 juillet dernier le Ministre de la Transition Écologique, Nicolas Hulot, a présenté son Plan Climat qui dessine la stratégie de la France pour limiter ses émissions de gaz à effet de serre et traduire en actes la volonté d’Emmanuel Macron de défendre l’accord de Paris.

Le Plan Climat prévoit l’arrêt des dernières centrales au charbon d’ici 2022 ou leur évolution vers des solutions moins carbonées, tout en garantissant la sécurité d’approvisionnement. La 3e circonscription est concernée puisque s’y trouve une des dernières centrales thermiques à charbon* : la centrale de Cordemais. Lors de ma campagne, je faisais déjà de ce dossier une priorité, et aujourd’hui, suite à ce plan climat, c’est l’objet de toute mon attention.

La centrale a fait des investissements importants dans le cadre du plan charbon 2035 d’EDF qui visait à rendre plus propre ces centrales thermiques à charbon. Aujourd’hui, face à la l’échéance 2022, c’est un vrai changement de cap.

 

Anne-France Brunet devant le mini-pilote de densification des déchets verts de la centrale EDF de Cordemais.
Devant le mini-pilote de densification des déchets verts.

Depuis fin 2015, la centrale de Cordemais travaille à sa transition énergétique en expérimentant la co-combustion charbon-biomasse. En tant que députée, je suis à leur côté pour relever ce défi d’innovation technique au service de l’écologie. Je m’y suis donc rendue pour comprendre et voir concrètement ce qu’il en était, mais également afin d’échanger avec le directeur et les représentants de la CGT.

J’ai pu ainsi voir le mini-pilote qui permet de densifier les déchets verts pour en faire un combustible. Ce procédé appelé « steam explosion » utilise de la vapeur à haute pression suivie d’une réduction rapide de la pression de la vapeur pour transformer les déchets verts en un produit très dense, qui pourra ensuite être facilement brûlé mais qui présente également un pouvoir calorifique plus important qu’avant densification (entre 18 et 22 MJ/kg contre 26MJ/kg pour le charbon).


Début 2018, ces tests devraient être réalisés sur un démonstrateur semi industriel qui pourra valider la viabilité économique du processus et sa reproductibilité. L’objectif étant d’intégrer 20% de déchets verts densifiés au charbon, ce qui permettrait de réduire de 20% les émissions de CO2.

L’utilisation de déchets verts permet également de mettre en place et de développer un véritable système d’approvisionnement, d’acheminement et de distribution de cette matière. C’est un travail collaboratif avec les territoires avoisinants qui se met en place et qui, à terme, donnerait lieu à la création d’activité et de métiers.

Exemple de déchets verts densifiés que la centrale utilise en co-combustion avec du charbon pour réduire les émissions de carbones.
Exemple de déchets verts densifiés.

Dans le contexte de réchauffement climatique que nous connaissons et face à la nécessité de faire évoluer notre production d’électricité, nos modes de déplacement et d’alimentation, l’innovation technologique et l’intelligence collective sont au cœur des solutions. La centrale de Cordemais en est un exemple concret. Les différents acteurs y travaillent côte à côte pour maintenir la centrale et trouver des solutions afin d’assurer la pérennité de l’emploi. Je suis à leur côté et ils peuvent compter sur mon indéfectible soutien.

* La France dispose encore de cinq unités charbon, deux centrales charbon appartiennent à l’allemand Uniper, celles de Gardanne (Bouches-du-Rhône) et d’Emile-Huchet (Moselle). Trois tranches font partie du parc d’EDF, avec deux à Cordemais et une au Havre.

Anne-France Brunet devant le hangar où seront stockés les déchets verts à Cordemais.
Devant le hangar où seront stockés les déchets verts.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *