Les abeilles ont besoin de nous (et vice-versa)

En présentant le projet d’une nouvelle miellerie collective, le CETA met l’accent sur la sauvegarde des abeilles et notamment sur l’abeille noire.

Les abeilles sont menacées

En France, depuis une trentaine d’années, les populations d’abeilles diminuent, une surmortalité qui s’est accélérée dans les années 1990. En cause ? L’usage intensif de produits phytopharmaceutiques qui intoxiquent les abeilles, le frelon asiatique, terrible prédateur, l’absence de biodiversité et le réchauffement climatique. Pourtant, on a plus que jamais besoin des abeilles. Sans elles, la gestion de matières premières renouvelables serait impossible. 170 000 espèces de plantes sont pollinisées par les abeilles. Sans l’abeille, il n’y a pas d’agriculture durable.
Une nouvelle miellerie collective pour l’apiculture locale

C’est le projet développé par les apiculteurs passionnés du Centre d’étude technique apicole (Ceta) de Loire-Atlantique. Cette nouvelle miellerie doit permettre de répondre aux normes sanitaires européennes. Ce sera une des premières en France, véritable vitrine de l’apiculture locale et aussi un support de formation pour les élèves du lycée Jules Rieffel. Une miellerie permet de réaliser l’extraction du miel après sa récolte, mais aussi sa maturation et son conditionnement. Cette miellerie sera collective, mutualisée entre les apiculteurs amateurs et professionnels pour permettre de diminuer les investissements de chaque apiculteur, tout en proposant un échange de pratiques sur l’apiculture.

La sauvegarde de l’abeille noire

Aujourd’hui, l’abeille noire est une espèce délaissée et menacée. Elle ne représenterait plus que 10 % de la population des abeilles mellifères. En partenariat avec le conservatoire d’Ouessant, le Ceta souhaite réintroduire l’abeille noire en Loire-Atlantique, en mettant en place un rucher de sauvegarde et un laboratoire permettant l’insémination artificielle afin de favoriser le repeuplement de cette espèce endémique. Le Ceta espère proposer aux apiculteurs de nouvelles reines d’abeilles noires, contribuant ainsi à la sauvegarde de l’espèce.

Un projet ambitieux soutenu (en partie) par du financement participatif

Le Ceta ne manque pas d’ambitions. Le projet global est estimé à 233 700 €, financés par des subventions, de l’autofinancement et du financement participatif. Depuis le 1er octobre, la campagne de financement est lancée sur la plateforme MiiMosa, avec un premier objectif de 10 000 €. Cette campagne se termine le 15 novembre. Les abeilles (et le Ceta) ont vraiment besoin de nous !

Découvrez l’article original sur Ouest-France

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